Nous vous souhaitons un très joyeux Noël !

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 (Faizeckiel) The darkness go to you so well.

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Faith Becker
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Encercles moi jusqu'à l'étouffement. Dans un corps à corps, nous ne seront plus mort. Que la vie nous bouffe jusqu'à l'os, tant que la passion ne soit que plus féroce.

◗ Âge : Elle voit à présent les hivers défiler sans jamais en saisir le piquant. Vingt-quatre années qu'elle vivait pour cette saison. Pour ce froid qui l'enrobait avant de se faufiler sous sa couette.
◗ Statut civil : Seule depuis toujours, incapable de trouver son égal. Anciennement victime d'un mariage forcé qui lui donnait des nausées, annulé après les récents événements qui frappaient la ville de Londres. Douce colombe qui n'offrait ses lèvres qu'à la Bible.
◗ Travail, étude : Passionnante étude qui aspire toute son attention, Faith, elle est étudiante en droit. Défendre les innocents, être la voix du peuple en temps brumeux. Elle idéalise ce métier sans s'attendre à la réalité, celle de protéger aussi les plus sombres personnes.



MessageSujet: (Faizeckiel) The darkness go to you so well.   Mar 29 Déc - 9:34

The darkness go to you so well.

feat. Ezeckiel
Elle poussait les deux portes en verre qui renfermait des beautés d’un autre temps. Faith, elle s’engouffrait dans un musée qui ne lui inspirait aucune confiance. Soirée nocturne, la nuit qui oppressait les faibles âmes. Aventureuse, elle ne reculait aucunement à une visite sous les étoiles d’Amérique. Premier pas, second alors que ses talons claquaient sur le parquet. Habillée pour l’occasion, robe noire qui laissait paraître sa silhouette parfaitement entretenue. Ses cheveux lâchés, ondulant sur sa poitrine sans artifices. Ses lèvres maquillées d’un rouge prune, ses yeux à peine marqués. Elle semblait s’acclimater à cette nouvelle vie qu’on lui offrait. Qui pouvait croire que cette femme venait de sortir de sa cage dorée. Petit oiseau prend son envole, masquant simplement la difficulté qu’il éprouvait à voler. Faith, elle restait néanmoins très naturelle. Un masque qu’elle s’offrait pour affronter ce nouveau monde. Pour se donner la force d’être bien plus qu’une religieuse. Elle voulait être de ses femmes de caractère. Elle rêvait d’une histoire qui surplomberait ses insomnies. Que l’encre noircisse des pages entières tandis que son palpitant décidait de quitter sa cage thoracique. Le courage, il coulait dans son carmin. Les poings serrés, elle avançait dans le peu de foules qui se présentaient. Elle le savait, les carnages ne se laisseront pas attendre mais la brune décidait de vivre tout simplement. On lui interdisait depuis tant d’années, il était temps d’enlever son masque à oxygène pour laisser son corps de polluer peu à peu. Elle s’emparait d’un verre de soda. L’alcool, se serait certainement pour une autrefois. Sa foi, elle, restait inébranlable. Les yeux rivés sur les premières oeuvres, elle trouvait ce spectacle des plus ennuyants. Pas du tout le genre de soirée auquel elle espérait participer. Néanmoins, beaucoup plus agréables que les soirées étudiantes où le principal sport de ses camarades étaient les moqueries sur les croyances de la jeune femme. Elle devait trouver sa place et l’université n’en faisait pas partie. Peut-être que dans ce monde, quelqu’un lui ouvrirait son univers. Peut-être qu’elle le trouverait toute seule. Tant que cela ne se trouvait pas entre deux canines d’un vampire, cela lui convenait parfaitement. Faith, elle évoluait doucement dans la pièce tandis que les curieux commençaient à remplir lentement la pièce. Ses lèvres qui se pinçaient devant une oeuvre moderne. Le goût évoluait à chaque siècle mais surement pas dans le bon sens. Un rire s’échappait de ses lèvres, discret pour ne pas alarmer la population. Son manque de sociabilité lui faisait assez défaut pour qu’elle ne se fasse encore passer pour folle. Faith, elle devait connaitre deux personnes dans cette ville. A vrai dire, cela devait représenter le nombre d'humains qui y résidait. En espérant que ses connaissances en soi La jeune femme, elle accordait bien trop vite sa confiance. Naïve. Petit oiseau qui allait bien vite perdre ses plumes.

Une demi-heure pour faire le tour du musée, du moins, les parties visibles pour cette soirée nocturne. La jeune femme, elle soupirant en retrouvant le hale d’entrée. Beaucoup avaient déjà quitté les lieux. Elle déposait son verre qu’elle sirotait sur le trajet, une mine boudeuse accrochée au minois. Il était hors de question qu’elle rentre à vingt et une heures. Faith, elle apercevait bien vite une porte qui restait entre ouverte. On pouvait y discerner des escaliers dans l’obscurité. Curiosité qui s’empare de son esprit. Sans réfléchir, ses pas qui se dirigeaient vers cette dernière en prenant soin de ne pas être vue. Son téléphone qui éclairait les marches alors qu’elle tentait tant bien que mal de ne pas faire claquer ses talons. La fraicheur qui se dégageait des mûrs en pierre. Une montée qui semblait interminable. Un bruit qui la faisait bien vite sursauter. Elle regrettait déjà son impulsivité. Faith, elle se voyait parfaite pour se mettre dans des situations improbables. Ses pas qui devenaient bien plus pressent. Puis une seconde porte. Sa main qui se posait délicatement sur la poignée. La brune entrouvrait à peine, s’entend l’air frais caresser son visage. Personne à l’horizon alors qu’elle ne comprenait bien vite qu’elle se trouvait à l’extérieur. Son corps passait finalement la porte, s’éclairant toujours de son téléphone pour discerner l’endroit. Elle pouvait observer les hauts bâtiments de la ville ainsi que la lune qui semblait bien trop proche. La jeune femme, elle en déduisait qu’elle se trouvait sur le toit du musée. Une certaine euphorie la gagnait. Après quelques pas pour se mettre au centre, elle observait la baie vitrée qui abritait le restaurant à présent éteint. Elle se mordait la lèvre inférieure. Le froid s’emparait peu à peu de son corps tandis qu’elle s’approchait du bord. Observant la ville dans sa hauteur, personne ne pouvait imaginer que ce décor servait simplement de garde mangé à des créatures malsaines.

Faith, elle s’émerveillait de l’endroit. Elle ne perdait pas sa soirée finalement. Loin de là. Ici, elle se sentait intouchable. Faisant quelques pas en arrière pour éviter un vertige et une chute, elle trébuchait sur un bloc de béton. Injures religieuses qui s’échappaient de ses lèvres chastes tandis que son téléphone éclairait un homme assis près du vide. Elle reprenait bien vite ses esprits, ravalant son bonheur ainsi que son euphorie pour une prochaine fois. La brune se relevait avec grâce avant de reprendre sa torche numérique à la main pour s’approcher de l’inconnu. Il semblait bien plus habillé qu’elle. Le froid la mordait, déchirant ses chaires tandis que le vent balayait ses cheveux. Elle se raclait la gorge, prenant une voix douce pour ne pas effrayer son interlocuteur. « Belle vue, n’est-ce pas? » Elle ne pouvait masquer sa fragilité qui se dégageait de cette voix hésitante. Un pas de plus, le dernier pour ne pas se mettre en danger. Son téléphone qui orientait la source de lumière vers le sol. Si elle savait.. Si Faith se rendait compte que cet homme, elle le connaissait déjà. Il hantait son passé comme son présent. Fut un temps, dans un château ancien de Louisiane puis dans un observatoire, il y a moins d’un mois. Si elle savait, elle ne prendrait pas des gants avec celui qui ne cessait de croiser son chemin depuis qu’elle se réveillait de son coma. Il l’intriguait. Il l’agaçait mais surtout, il l’attirait. Faith, elle s’attendait certainement à tout sauf à ça. Encore de dos, elle tentait de faire réagir l’homme. Parce qu’elle était comme ça, incapable d’être discrète ou faire volte face. « Vous venez souvent par ici ? Dans des lieux interdits ? » Un soupçon d’excitation qui la rendait enfantine. Elle voulait vivre l’aventure. Le danger. Le frisson qui ne quitterait plus jamais sa peau. Pourtant, c’était bien cet homme qui s’infiltrait sous son épiderme.



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◗ Âge : 24 ans, pourquoi comptez les printemps quand l'hiver arrache à vif la vie ?
◗ Statut civil : Célibatard, il fut longtemps dépendant des corps, sans cesse à la recherche du plaisir de ces derniers. Volage, désormais il préfère taire ses désirs.
◗ Travail, étude : Plongeur, ancien diplomé en psychologie, la reconvertion fut nécessaire suite à l'apparition de son don
◗ Adresse : Main Street, Duplex 601
◗ Secret : Obssédé à l'idée de retrouver sa jumelle, morte ou vive, le gosse brisera tous ceux entre lui et la vérité. De même, sa haine profonde de la religion vient de la purification dont il fut la victime.



MessageSujet: Re: (Faizeckiel) The darkness go to you so well.   Mar 29 Déc - 16:44



The darkness go to you so well




« Je suis désolé, la tête de cette jeune femme ne me dit rien. » Le gosse inspira alors en retirant violemment la photo des doigts du directeur de la galerie, qui n'avait point pris le temps d'admirer le visage de poupin de sa jumelle disparue. Kendra fut longtemps passionnée par l'art et par intuition, le gamin avait remonté une piste qui semblait se révéler froide. Comme ce cadavre, comme celui que tout le monde hurlait, que personne n'oserait pourtant huer si c'était là, la seule et terrible vérité du destin pathétique d'une illuminée, aliénée, hérésie. Le gosse s'éloigna alors, pour laisser le directeur vaquer à son empoisonnement par ses paroles d'un ennui mortel pour n'importe quel sain d'esprit. Ezeckiel avait eu l'occasion de s'intéresser à l'histoire de l'art, et il avait du mal à apprécier la sincérité d'une œuvre d'art qui avait le niveau de ses dessins en cm2. Les dessins, ceux du temps où jadis brillait la gloire, traçaient des desseins et des destins d'un crayon noir corbeau, en venant caresser la feuille dans un registre mortuaire. Le gosse ne voyait en cette pièce, que l'aura hypocrite de ces individus, les dilemmes superflus et les conflits intérieurs qui avaient la profondeur d'un hamster. Le gosse promena alors son corps entre ce qui se nommait les œuvres, son blazer noir sur les épaules et ses cheveux légèrement coiffés – selon son point de vue. Le gamin voguait entre les œuvres avec une curiosité, faisant craquer ses phalanges à mesure que les émotions des individus venaient à s'affaler tel un troupeau de vaches autours d'une œuvre commune qui semblait spectaculairement plate. Un carré transparent, en trois dimensions. Le gosse soupira finalement en attrapant un verre qui traînait sur une table avec des petits fours que tout le monde semblait apprécier, mais qui donnaient envie de vomir au pauvre gosse. Filant instinctivement vers la sortie avant de s'arrêter brusquement face à une porte visiblement fermée avec pour indication qu'il s'agit d'une zone « privée ». Le gosse détourna rapidement le regard vers la foule qui s'engouffrait face au carré fictif pour ouvrir la porte, laisser cette dernière entrouverte par inadvertance. Allumant la lumière de son téléphone en cherchant une prochaine porte qui pourrait indiquer un bureau, une office ou ne serait-ce qu'une zone d'archivage dans l'espoir d'atteindre le registre des employés. Le gamin passa ses mains sur plusieurs portes, empruntant finalement une porte pour se glisser dans une pièce qui semblait faire office d'archivage.

Le gamin vint à pénétrer dans une pièce qui entreposait de nombreux cartons, peut-être des dizaines et il était difficile de s'exprimer sur le contenu des caisses, mais le gamin vint à déposer son téléphone ainsi que sa coupe de champagne pour attraper un carton qui semblait étrangement léger. Ouvrant ce dernier – déjà ouvert - pour ne trouver à l'intérieur que des morceaux de journaux et du plastique qui semblait faire office de protection. Ces cartons n'étaient que les livraisons des anciennes commandes d'art, qui avaient visiblement trop peu de valeur pour mériter une boîte en bois et une protection digne de ce nom. « Putain de merde ! » Venant frapper le carton vide avec un accès de colère dont il était le seul responsable, tandis que la cupidité et l'artificialité semblaient se propager dans ses veines sous les rires faux et la passion sordide de l'élite pour le fade et la nouveauté. Le gosse vint à respirer plus fort, plaçant ses mains sur son front en se mordant les lèvres : rien, toujours rien. Le plongeur cherchant une fille que le monde disait mort, mais le vent lui hurlait que son cœur battant se promenant ailleurs que dans un vulgaire étang. Le brun vint à se ressaisir pour attraper à nouveau sa coupe ainsi que son téléphone pour fermer la porte sous ses pas en empruntant l'escalier qui semblait monter, plus haut encore, comme un chemin vers un enfer qui était pourtant plus bas encore que son terrible corps. Empruntant finalement une autre porte pour se retrouver bien plus haut qu'il ne le croyait : liberté sur le toit de l'art. Le brun leva les yeux vers ciel avec la lune qui semblait dominante, et les étoiles inexistantes sous les lumières du vice d'une simple ville. Refermant la porte avec son pied pour s'avancer en sentant le vent venir traverser son corps troué par les années, criblé de balles, il s'en tirerait une dans le crâne, il se laisserait couler dans le drame pour une seule âme. Pourtant, il se contenta d'atteindre le bord et de s'y installer, en observant le vide, ressentant les émotions du monde, mais tel Dieu, il ressentait sans compatir avec un sourire en coin. Laissant sa coupe venir exploser sur le trottoir de ses miséreux espoirs.

Ce n'est que lorsqu'un bruit se fit entendre, qu'il ne daigna même pas se retourner, accusant la sécurité sans nulle doute qui voudrait sans aucun doute venir lui demander si l'envie de se suicider était son envie du soir, mais malheureusement, il se faisait tard, et il ne vit pas immédiatement le regard de celle qu'il n'appréciait guère avec sa morale à deux balles. La voix fut pourtant immédiatement replacée dans sa tête comme un charme étouffé par l'agacement d'une seule et même personne. Le gosse écouta la première question en haussant les sourcils avec un petit rire narquois. La seconde semblait d'autant plus drôle, mais étrangement, il pouvait ressentir l'absence presque total d'immoralité chez elle, et cela en était presque atroce autant que les plus amoraux des individus. « Si vos questions sont toujours aussi innocentes, dans ce cas laisser moi vous demandez si vous comptez faire un caprice de plus ce soir. » Le gamin détourna alors le visage avec un sourire en coin qui se dérida légèrement en observant le style de la demoiselle – qui n'était pas chaste – de haut en bas et cela du haut de ses petits talons jusqu'à sa robe presque inappropriée dans la société moderne. Néanmoins cela s’octroya d'un simple haussement de sourcils avec un air narquois. « Belle vue, mais j'ai connu bien mieux. » Le gosse préféra détourner à nouveau le regard vers l'horizon et le calme apparent de la ville pour laisser cette phrase libre à l'interprétation de la demoiselle. « Mais c'est gentil de me poser la question. » Ironie. Faith Becker, n'était pas, un souvenir particulièrement doux. Intriguant, excitant à bien des égards, mais pas doux.



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Encercles moi jusqu'à l'étouffement. Dans un corps à corps, nous ne seront plus mort. Que la vie nous bouffe jusqu'à l'os, tant que la passion ne soit que plus féroce.

◗ Âge : Elle voit à présent les hivers défiler sans jamais en saisir le piquant. Vingt-quatre années qu'elle vivait pour cette saison. Pour ce froid qui l'enrobait avant de se faufiler sous sa couette.
◗ Statut civil : Seule depuis toujours, incapable de trouver son égal. Anciennement victime d'un mariage forcé qui lui donnait des nausées, annulé après les récents événements qui frappaient la ville de Londres. Douce colombe qui n'offrait ses lèvres qu'à la Bible.
◗ Travail, étude : Passionnante étude qui aspire toute son attention, Faith, elle est étudiante en droit. Défendre les innocents, être la voix du peuple en temps brumeux. Elle idéalise ce métier sans s'attendre à la réalité, celle de protéger aussi les plus sombres personnes.



MessageSujet: Re: (Faizeckiel) The darkness go to you so well.   Mer 30 Déc - 11:02

The darkness go to you so well.

feat. Ezeckiel
L’art, une chose qui ne trouvait pas d’importance aux yeux de la jeune femme. Elle se demandait encore ce qu’elle faisait dans ce lieu, au milieu de personnes qui se fascinaient pour quelques traits aux pinceaux approximatifs. Faith, elle rêvait simplement d’être comme tout le monde l’espace d’un soir. Ses vêtements en témoignaient, un déguisement qui sonnait faux sur le corps pur d’une religieuse. Cette robe bien trop moulante, appelant à tous les méfaits du monde. Elle criait aux violes, un code subtil que la brune ne captait pas encore très bien. A vrai dire, elle avait simplement pris exemple dans se magasines qui dictait la mode et les critères pour être une femme de ce siècle. Faith, elle se trouvait bien plus à l’aise dans un jean et un pull sobre. Être transparente, voilà ce qui la caractérisait. Pourquoi vouloir être un mouton, elle se le demandait encore alors qu’elle redescendait sa robe avec ses doigts crispés. Ses hommes qui posaient leurs yeux sur sa silhouette, imaginant surement comment il pourrait la déshabiller. Elle pouvait les sentir, le dégoût qui se consumait entre ses lèvres. Elle essayait tant bien que mal de passé outre, se promettant de revenir à un style plus soft pour les prochaines sorties publiques. Faith, c’était cette petite gamine qui découvrait simplement la vie et qui faisait ses expériences. Elle tentait tant bien que mal de se construire une place dans la société. Pourtant, cette étiquette de religieuse lui collait à la peau. Ce visage angélique et ses gestes gracieux. La gamine, elle cherchait à se défaire de sa nature profonde. Du moins, aux yeux du monde. Car c’est ce qu’elle était, une croyante qui ne jurait que par Dieu. Une âme qui voulait atteindre le paradis. Faith, elle ne pourrait jamais se cacher. Cela faisait partie d’elle et elle venait de le comprendre alors qu’un vieux riche venait à la frôler en assenant quelques mots malsains. Elle se figeait, redescendant encore sa robe en se précipitant dans le hale d’entrée. Elle voulait pleurer, hurler sur ce monde qui ne respectait plus la bonne parole du seigneur. Les femmes ne seraient pas des objets mais bien des appuient. Elle ne représenterait jamais un bout de viande qu’ils s’arracheraient. Elle soupirait. Faith, elle s’exaspérait devant l’impolitesse de ses hommes qui semblaient pourtant bien sous tous rapports. Elle en arrivait même à regretter son ancien fiancé. Lui, au moins, il ne voyait qu’en elle la croyante qu’il enfanterait. Pourtant, le problème résidait bien dans cette pensée. La brune voulait bien plus. Passion. Amour. Faith, elle était la contradiction. Difficile à cerner, indomptable. Alors que les pensées se bousculaient dans son esprit, elle décidait de tenter le diable et de passer cette porte. Aller à l’aventure, une fois de plus. Peut-être celle de trop. Qui sait… Faith, elle s’aventurait dans la gueule du loup avec panache.

Elle le regardait, cet homme qui lui faisait dos. Faith, elle ne savait pas si elle devait le craindre ou lui tenir compagnie. A vrai dire, elle espérait qu’il effacerait le comportement de ceux du hale. Ses paroles qui ressemblaient bien plus à des politesses. Elle prenait des gants, surement car le relationnel n’était pas son fort. Elle était son livre qu’on lit à l’envers, la théorie qui renverse la raison. L’homme, il finissait par lui répondre avant de se retourner. Elle faisait un pas en arrière alors que la surprise pouvait se lire sur son minois. Faith, elle le reconnaissait à la voix. Ezeckiel. Quelques instants de latence. L’impression que ce monde ne tournait pas rond. Comment pouvait-il être sur son chemin à chaque étape de sa vie. La jeune femme, elle fronçait les sourcils alors qu’il lui tournait à nouveau le dos. L’homme, il semblait blasé par cette présence. Elle se pinçait les lèvres, comme accusée de faits graves. Un caprice. Certes, la brune ne représentait pas l’équilibre psychologique parfait mais de là à lui en tenir rigueur. Lui non plus, il ne faisait pas figure d’exemple. La gamine, elle soupirait tandis que ses bras se croisaient. Elle cachait ses émotions qui se bousculaient. Bien sûr, elle était contente de retrouver un visage familier. Lui. Cet être dont elle s’abreuvait à chaque conversation. « Ne cachez pas votre joie, vous risqueriez d’en devenir agréable. » Bien sûr, la jeune femme s’en trouvait vexée. Elle se sentait une fois de plus rejetée, incapable d’avoir une discussion agréable avec un parfait inconnu. Sa mine boudeuse que l’homme ne pouvait pas voir. Elle se retenait. Faith, elle bouillonnait mais cela n’arrangerait pas la situation. Elle se murait dans le silence. Quelques secondes du moins. Après tout, c’était Faith.

Un soupire. Ses talons qui claquaient sur le toit alors qu’elle rejoignait Ezeckiel. Prenant place en face du vide, elle tentait tant bien que mal de ne pas regarder en bas. Elle faisait un effort qu’il ne verrait certainement pas. Un bon mètre les séparait, au cas ou. Dans le passé, ils avaient déjà réussi à en venir aux grands mots. Faith, elle se mordait les lèvres comme une habitude qui devenait agaçante. Cet air innocent qui lui collait à la peau. Ses cheveux qui se perdaient, vacillant dans l’air comme une chorégraphie parfaitement exécutée. Sa langue qui claquait contre son palet. « Je ne suis pas d’humeur à faire un caprice. Rassurez-vous. » Un rire nerveux qui s’échappait de ses lèvres. « Mais je peux encore une fois évoquer le destin qui, visiblement, aime nous réunir. Qui plus est, une fois de plus sous les étoiles. » Elle levait sa tête pour observer le ciel qui semblait si proche. Tellement que sa main se perdait dans les airs, essayant de cueillir une étoile. « Bon très bien, je suis prête à m’excuser pour ma petite colère. » Il ne demandait rien, elle avait simplement envie de le faire. Caprice représentait un trop grand mot à ses yeux. « Disons qu’en ce moment, je suis assez désorientée. J’avais besoin de m’exprimer. Désolée que ce soit tombé sur vous. Je suis une femme plutôt agaçante, il faut le dire.» Un second soupire, acceptation de sa condition. De son image. De son être. Faith, elle ne lui offrirait qu’une seule fois ses quelques mots qui prenaient tous leurs sens alors que la brune délaissait finalement les étoiles pour offrir un regard à son interlocuteur. Il ne méritait certainement pas ses foudres. Enfantine, petit oiseau qui cherche simplement le soleil. Les pieds dans le vide, elle s’imaginait sauter. Elle aimait bien trop la vie, elle connaissait bien trop la mort.



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◗ Statut civil : Célibatard, il fut longtemps dépendant des corps, sans cesse à la recherche du plaisir de ces derniers. Volage, désormais il préfère taire ses désirs.
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MessageSujet: Re: (Faizeckiel) The darkness go to you so well.   Mer 30 Déc - 18:33



The darkness go to you so well




L'Art n'était pas l'art sans majuscule, pas plus que « Art » n'était pas similaire de « L'Art ». Une œuvre avait un créateur, un but, mais les mots d'un artisan ne pourraient jamais remplacer les maux de la société et les divagations des dégénérés de la consommation. Le gosse n'appréciait pas l'art papier, il n'avait jamais été intéressé par l'art en dehors du cinéma et il s'en était contenté. Le gosse avait néanmoins étudié l'impact de l'art sur le quotidien, et la société d'image qu'était celle actuelle. Chaque individu était soumis à une image, mais il était le seul à devoir choisir d'en être esclave ou tout simplement de lutter pour remettre en cause une feuille de papier, ou peut-être une vulgaire publicité. L'art avait perdu sa valeur face à la propagande, celle des tueurs, mais d'autant plus face aux vendeurs qui désiraient manipuler et voler ceux qui en avaient les moyens. Ce n'était que cela l'art : la fausse idée d'être libre de choisir sans réaliser que tout cela était prémédité. Cela était devenu vicieux, comme n'importe quel milieu et le gamin ne savait que trop bien à quel point il était facile de retourner l'esprit d'un simple d'esprit et de le forcer à venir briser ses idées au profit d'une nouvelle toute droite sortie de l'imagination farfelue d'un autre. L'art ne voulait plus rien dire, et ces profiteurs, buvant et se goinfrant de petits fours jusqu'au jour où ce petit gâteau deviendrait étouffant et que la mort viendrait reprendre ce qu'elle guettait depuis des années. L'art, n'était plus rien, et simplement un luxe perdu dans un désir de culture et d'une nationalité égarée au fil des décennies face aux ennemis d'une vie. Le gosse ne s'était jamais intéressé à cela, et il s'était contenté d'appliquer les règles qu'il avait étudié en cours et surtout l'application simple de ne jamais se fier au premier regard et de toujours prolonger la rencontre, de ne jamais juger. Ce qu'il fit durant des années, et désormais il avait presque abandonné cette pratique idyllique. Dans le cas de Faith Becker ? Il allait devoir creuser pour détacher cette image de prude en talons hauts. Contradiction quand tu nous tiens.

Le gamin esquissa un léger sourire en laissant s'extirper un brin de rire face à sa remarque. Elle vivait dans bisounours land . Elle s'attendait à des fleurs et à une révérence ? La demoiselle se perdait dans un conte de fées qu'il était bon de piétiner et d'arracher aux cœurs des idiots et des enfoirés. Cela pouvait sembler beau et noble, mais pour le gosse, cela sonnait plus comme le profil d'une ingénue presque énervante par sa pureté. Il laissa néanmoins place à un silence lorsqu'elle posa son cul à ses côtés à une distance raisonnable pour être certaine qu'il n'irait rien faire contre sa petite personne – ou contre sa robe. Observant le vague mordillement de lèvre qui semblait presque du geste nerveux chez cette fille. Pas très dégourdi la demoiselle, cela se voyait, et pas besoin d'un don pour observer chez cette demoiselle une attitude divergente, plaisante parce que cela sortait des normes, mais cela restait surprenant comme attitude. Il l'observa s'installer avec un sourire moqueur, ses petits talons et sa robe. C'était presque tentant de partir et de la laisser, et probablement qu'elle serait incapable de se relever aussi vite. Roulant des yeux à la suite de sa remarque sur le destin en soupirant pour observer à nouveau la ville, du haut d'un toit, d'un musée, super. La remarque sur les excuses le fit secouer la tête en fermant les yeux. Presque rien n'émanait d'elle, aucune particule du venin des vices qui s'écoulaient, mais simplement une triste mélancolie qui semblait incapable de franchir l'armure aux couleurs des larmes argentées du gamin. La brune vint finalement placer son regard dans la direction du médium, lui, se contentait d'observer droit devant lui quelques instants. « C'est donc par sincérité ou culpabilité que vous vous excusez ? Pour soulager une faute ou simplement par bonté d'âme ? La plupart des excuses sont fausses, mais les gens continuent à le faire, parce que c'est bien, mieux sans doute, parce que c'est mentir mais que ce mensonge est nécessaire. » Le gosse détourna le regard vers Faith en affichant un sourire sincère en totale contradiction avec les propos précédents. « Je sais, que tu ne pensais pas à mal. » Il savait, et il détestait vouvoyer. Elle était coincée ? Pas lui. Le gosse ignorait peut-être ce qu'elle ressentait réellement, mais il savait que ce n'était rien de mauvais. Dommage, les mauvaises filles sont souvent les plus drôles. « Nous allons nous épargner un discours sur le destin, mais également un sur le fait que tu sois chiante. » Le gosse esquissa un sourire pour finalement se lever et commencer à monter sur le rebord, et marcher lentement en arrière, tout en observant la demoiselle. « Je suis là, parce que je venais pour des renseignements pour de la famille, alors je vais t'épargner de me poser la question... mais toi, que fais-tu là ? L'exposition est en bas, et cela semble plutôt correspondre à ton... univers. » Insistant sur le dernier mot en l'exagérant avec des gestes des mains tel un feu d'artifice. Le gamin était sérieux dans sa question. Que faisait-elle dans un musée si ce n'était même pas pour assister à la représentation qui était pourtant longue, chiante et tellement propice au sommeil.Faith avait la bourgeoisie dans le sang, cela se voyait comme une robe rouge dans un film en noir et blanc.



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MessageSujet: Re: (Faizeckiel) The darkness go to you so well.   Sam 2 Jan - 9:47

The darkness go to you so well.

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Personne ne pouvait comprendre ce qui se passait dans la tête de Faith depuis cette nuit d’horreur. Même pas son cerveau pourtant brillant qui cherchait simplement à s’en sortir dans la pénombre. La religieuse, elle changeait de jour en jour. Grandissant, s’épanouissant comme fleurs en été. Pourtant, tout cela semblait tellement faux. Tellement calculé. Faith, elle souhaitait simplement se fondre dans la masse. Être invisible aux yeux de tous et ne plus avoir cette étiquette placardée sur le front. Elle décidait d’être ce mouton qui ne la caractérisait pourtant pas. Même dans la secte de Londres, la jeune femme se rangeait du côté de ceux qui abordait la méfiance dissimulée. Elle refusait ce mariage dont on lui forçait la main. Faith, elle possédait son propre avis sur chaque détail et c’est bien cela qui agaçait fortement tous ses détracteurs. Pourtant, aujourd’hui, elle décidait de quitter cette personnalité pour les mauvaises raisons. Faith, elle ne cherchait pas à être aimé mais simplement ne plus représenter cette bête de foire que ses camarades aimaient tant critiquer. Comment pouvaient-ils comprendre ? La jeune femme cherchait tant bien que mal à se rendre transparente, cela revenait certainement à leur donner raison. À confirmer qu’elle n’avait rien de normal. Pourtant, beaucoup prendraient ce trait de caractère comme une qualité. La religieuse, elle aspirait à une vie calme après la traque incessante des journalistes et ce nom qui devenait difficile à porter en Europe et Angleterre. Il fallait rayer ce passé qu’elle trainait comme un boulet, quitte à ne plus en parler. Faith, elle possédait cette amertume qui prenait le goût du cyanure sur ses lèvres. La rancune qui empoisonnait son carmin à chaque insomnie. Elle réfléchissait trop, incapable de pardonner à son paternel la mort qu’il offrait à la famille Becker. Il la hantait, lui faisant découvrir la haine pour la première fois. La religieuse, elle ne pouvait lutter contre ce sentiment qu’elle disait encore contre nature il y a moins d’un an. Elle devenait de ses âmes qui s’égaraient au gré des vents. Faith, elle devenait de ses Hommes qui vivaient pour la vengeance. Cette pensée, elle lui traversait l’esprit de temps à autre. S’ensuivait des prières, un espoir que la vie lui offre la possibilité d’une renaissance meilleure. Depuis la secte, la brune priait pour qu’on lui pardonne. Ils s’égaraient entre les mains de gourous vénales, tournant le dos à Dieu sans jamais y emmener l’hypothèse. Tous sauf cette gamine qui ne pliait jamais l’échine devant qui que ce soit.

Que faisait-elle là ? Au-dessus de la ville, conversant avec un homme qui semblait pourtant la détester depuis leur rencontre. C’est ce qu’elle pensait, sincèrement. Ezeckiel, il se montrait frigide à tous les dialogues qu’ils engageaient et il en faisant encore preuve aujourd’hui. Du moins, c’est ce qu’il laissait penser dans un discours négatif sur les excuses que la jeune femme lui offrait gratuitement. Faith, elle fronçait les sourcils à chaque mot, incapable de comprendre le raisonnement du gamin. Elle ne mentait pas, réellement sincère sur ses intentions. Elle voulait repartir sur de bonnes bases. Ils n’oublieraient jamais ses divergentes qui les éloignaient mais au moins, il ne serait plus de ces personnes qui la détestaient. Un sourire qu’il lui offrait alors que son monologue s’inversait. Un soupire de soulagement alors que la religieuse se détendait. Sa naïveté en devenait presque amusante. Ezeckiel, il abandonnait bien vite le vouvoiement quitte à offusquer son interlocutrice. Faith, elle ne tutoyaient personne mise à part son ancien fiancé. Et encore, cela se passait en privé quand ils se lançaient du venin comme vipères du désert. Elle ferait cet effort avec Ezeckiel, parce qu’il en valait certainement la peine. C’est ce qu’elle voulait bien croire, du moins. L’homme, il finissait par lui demandait la raison de sa venue en lui épargnant la question réponse puisqu’il se justifiait déjà. Il se trouvait debout, affrontant le vide sur ce petit muret qui ne laissait pas le choix au hasard. Faith, elle se tendait à l’idée de voir Ezeckiel jouait au funambule. Elle ne pourrait le retenir et l’idée qu’il se fracasse contre le sol la peinait. Ses yeux accordaient bien plus d’importance au paysage pour ne pas imaginer le pire alors qu’elle voyait les grands gestes que son interlocuteur faisait à ses derniers mots. Elle arquait un sourcil, le regard fuyant vers la lune qui s’offrait chaque nuit à ses disciples. « Tu trouves que je suis comme ces personnes ? Ceux qui s’empiffrent de petits fours devant des oeuvres qui n’ont aucun sens ? » Pincement de lèvres, habitude récurrente. Sa tête qui finissait par retrouver le regard d’Ezekiel machinalement. « Je pensais que j’y trouverais une place, je l’avoue, mais je ne suis pas assez chiante pour ça. C’est un comble, n’est-ce pas ? » Un rire nerveux qui se dégageait de ses lèvres maquillées à la perfection alors que ses jambes se mouvaient dans le vide. « Alors si tu vois d’autres endroits qui pourraient correspondre à mon univers, je suis preneuse. » Un sourire sur son minois, comme ci quelqu’un possédait la clef de son dilemme. Cette fille, elle était simplement paumée et cela pouvait se lire dans son regard bien trop interrogateur.

Sa langue qui claquait contre son palet, l’impression qu’un certain courage réchauffait son carmin. Sa main qui s’avançait dans le vide pour attraper la lanière de ses talons et la libérer. Un dernier regard au sol, lui donnant le vertige. Une impasse qui se trouvait en dessous, personne à l’horizon. Son talon qui faisait une chute vertigineuse avant qu’elle libère l’autre pour en faire de même. Elle finissait par se lever, pieds nus, sur ce muret qui lui offrait pourtant des frayeurs depuis qu’Ezekiel s’y promenait. Elle effectuait un petit saut pour s’en défaire, retrouvant le béton froid du toit. Elle préférait la sécurité, observant toujours son interlocuteur au cas ou. « Les talons, la robe, le maquillage. Je crois que cela non plus ne fait pas partie de moi. J’ai le mérite d’avoir essayé, au moins. » Elle riait, tournant sur elle-même comme une folle sortie de l’asile. Faith ne pouvait se défaire de sa robe sur ce toit mais se serait chose faites quand elle retournerait dans sa loge d’étudiante. La religieuse se stoppait dans son élan, revenant discrètement au sujet premier. « Si ce n’est pas indiscret, que cherches tu comme information dans un musé ? Tu es le frère d’un artiste ou encore le fils d’un millionnaire ? » Elle se laissait rêvasser mais cela ne collait pas à l’image qu’elle se faisait de lui. La gamine, elle ressentait de la simplicité dans l’attitude du brun malgré la complexité qui se dégageait aisément de son regard charbonneux.



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◗ Âge : 24 ans, pourquoi comptez les printemps quand l'hiver arrache à vif la vie ?
◗ Statut civil : Célibatard, il fut longtemps dépendant des corps, sans cesse à la recherche du plaisir de ces derniers. Volage, désormais il préfère taire ses désirs.
◗ Travail, étude : Plongeur, ancien diplomé en psychologie, la reconvertion fut nécessaire suite à l'apparition de son don
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◗ Secret : Obssédé à l'idée de retrouver sa jumelle, morte ou vive, le gosse brisera tous ceux entre lui et la vérité. De même, sa haine profonde de la religion vient de la purification dont il fut la victime.



MessageSujet: Re: (Faizeckiel) The darkness go to you so well.   Sam 2 Jan - 12:45



The darkness go to you so well




Tomber plus bas, faire une chute. Chuter, connaître la décadence et la perte de toute vitalité, sentir son sang couler sur le béton armé. Le gamin voyait la mort comme une facilité, un choix idiot qui n'offrait que le bonheur de l’égoïsme ultime. C'était pour cela, qu'il ne pouvait imaginer se laisser mourir, sauter dû toi et se contenter d'avancer dans le vide pour sentir son dernier souffle s'évaporer. Le gamin ne voyait que des facilités dans le choix de la mort, et c'était pour cela qu'il ne cessait de croire en la survie de sa sœur aînée de quelques minutes. Il le saurait, si elle était morte. Il le sentirait, si elle avait succombé au choix des faibles. Sa sœur avait de l'allure, de la force et suffisamment de caractère pour ne pas se laisser avoir par la connerie humaine. Dans le fond, ils n'étaient que les victimes de la vie, et qu'ils avaient été trop faibles pour réaliser qu'une vie simple était synonyme d'ennui profond et d’emmerdement insistant. Le monde voyait dans la facilité un intérêt fascinant : l'argent facile, le quotidien simple et pour certains la sexualité facile. Ezeckiel avait sans doute fait le choix de la sexualité simple, celle qui n'écorchait jamais les cœurs et qui persistait à l'enfoncer dans un plaisir uniquement physique. La facilité, était un choix que tout le monde pouvait faire, se laisser tomber dans un vide psychique et ne plus jamais remonter. Suffoquer sous les conneries et les émotions enivrantes. Ezeckiel connaissait la facilité, ou du moins, il avait connu avec amertume cette dernière. La différence entre la mort, et le choix d'un chemin facile dans son quotidien, était les conséquences : la mort, offrait le malheur pour l'entourage. Le chemin facile ? Il se contentait de conduire à l'auto-destruction. C'était la magie du système, constamment perturbé par l'humanité. L'erreur dans le système était les émotions, mais ces émotions, étaient à l'origine du système. Ezeckiel était le système, cette machine qui filait les émotions.


Le gosse observa le spectacle, ciel qui semblait paisible, presque trop. Le gamin ne cessait pourtant de revenir sur Faith qui semblait totalement ailleurs, dans un monde idiot, celui des simplets et des enfants. Cela pouvait sembler stupide, mais c'était la seule chose que d'habitude elle dégageait. Une femme en robe dégageait toujours plus, sans doute une certaine sensualité et une allure, mais la demoiselle semblait s'en moquer. C'était son choix, elle semblait craindre de devenir un cliché, et le gamin ne comptait pas lui faire la morale sur la différence entre clichés, connerie et personnalité. La première question de la brune lui arracha un petit sourire en coin. Oui, elle respirait cette allure bourgeoise que la population américaine aimait vendre comme un idéal. Son accent ne venait pas du sud et encore moins du nord, cela pouvait laisser supposer qu'elle venait d'un pays étranger. Le Canada peut-être, ou tout simplement l'Europe. Le gosse, lui, avait fait un travail de titan pour faire disparaître son accent sudiste qu'il méprisait tout comme le reste de ses origines. Il avait profité de ses années d'études loin de chez lui pour enfin faire taire cette distinction et permettre à ses origines de se camoufler. Néanmoins, chez elle, tout transpirait un univers différent de celui du gosse. Ezeckiel était né dans une certaine aisance, mais il avait bien vite fait le choix de ne pas devenir son argent. Drôle d'idée, mais mieux valait vivre son propre rêve que celui de tout le monde. Le gosse la laissa continuer en reculant d'un pas en ne cessant pas de la regarder. Zeke avait confiance en lui, et le vide n'était qu'une image, celle du creux qui consumait les individus. Ne révélant même pas l'autodérision, puisque s'il le faisait, cela serait une fois de plus pour se moquer de sa pudeur qui semblait être son unique moteur. « Tu es la seule à savoir ce qui te corresponds, ce n'est pas moi qui dois te dire qui tu es. Alors oui, tu pourrais être comme eux. Tu en as l'allure, et le vocabulaire. Et bien évidemment que non, je n'ai pas d'endroit à te conseiller, ce n'est pas mon univers. » Ezeckiel avait enfilé un blazer pour la forme et ne s'était même pas donné la peine de faire un effort de coiffure. Le gosse n'était pas né dedans, et il ne voulait pas finir dans un linceul couvert de diamant.


Le gosse observa les talons tomber plus bas que terre. Il se contenta de hausser les sourcils avec un sourire en coin. Elle semblait vouloir faire sa rebelle... et allait surtout rentrer à pied sans chaussures. Cela semblait crever les yeux qu'elle n'avait pas de voiture et la première rencontre suffisait à attester ce fait, mais peut-être que la demoiselle ferait le choix d'un taxi où des transports en commun, mais l'option de la marche semblait la plus réaliste – même si le taxi n'était pas à écarter. Le gamin resta face au vide avant de tourner le regard vers la demoiselle qui semblait quitter le muret pour, observant avec inquisition la demoiselle qui semblait shootée à la dernière drogue trouvée sur le marché. L'humaine s'exprima finalement sur sa nature, ce qu'elle n'était pas du moins, elle ne citait donc pas ce qu'elle était. Probablement sans réaliser que cela changeait tout de dire ce qu'elle n'était pas plus tôt que ce qu'elle était réellement. Ezeckiel était un adepte des robes lorsque c'était une femme qui en portait une, donc il préférait autant ne rien dire plutôt que s'exprimer sur son intérêt naturel pour le corps mis en avant – et de toute façon, c'était ce qui se trouvait en dessous qui comptait. Puis vint une question sur la raison de la venue du gamin, cela pouvait sembler gentil comme question, ou compliqué était donnée la réalité, mais Zeke avait une facilité malsaine à toujours mentir sur ce sujet sans pour autant réellement le faire. Pouffant légèrement en avançant finalement droit sur le rebord. « Si j'étais millionnaire, je serais en bas, en train de mimer de l’intérêt pour ces œuvres. » Soupirant à l'idée de côtoyer ces gens pour qui Zeke avait un mépris profond. « Ma sœur est... était une grande amatrice d'art, et le monde de l'art est comme n'importe quel monde : petit. Le réseau artistique n'est pas grand, et pour mieux connaître, je suis remonté à la source. » Il parlait au passé, bien qu'il ait hésité avec le présent. Néanmoins, l'évoquer au présent serait nier qu'elle soit absente de sa vie depuis 7 ans, alors même si elle était vivante : comment juger qui elle était aujourd'hui. Le gosse descendit du muret pour se diriger vers la porte de secours qui l'avait conduit jusque-là. « Tu devrais rentrer, tu vas attraper froid. Tu as, froid. » Cela s'était vu lorsqu'elle était assise, pas besoin d'empathie


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Dernière édition par Ezeckiel Morgenstern le Dim 3 Jan - 14:26, édité 1 fois
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Encercles moi jusqu'à l'étouffement. Dans un corps à corps, nous ne seront plus mort. Que la vie nous bouffe jusqu'à l'os, tant que la passion ne soit que plus féroce.

◗ Âge : Elle voit à présent les hivers défiler sans jamais en saisir le piquant. Vingt-quatre années qu'elle vivait pour cette saison. Pour ce froid qui l'enrobait avant de se faufiler sous sa couette.
◗ Statut civil : Seule depuis toujours, incapable de trouver son égal. Anciennement victime d'un mariage forcé qui lui donnait des nausées, annulé après les récents événements qui frappaient la ville de Londres. Douce colombe qui n'offrait ses lèvres qu'à la Bible.
◗ Travail, étude : Passionnante étude qui aspire toute son attention, Faith, elle est étudiante en droit. Défendre les innocents, être la voix du peuple en temps brumeux. Elle idéalise ce métier sans s'attendre à la réalité, celle de protéger aussi les plus sombres personnes.



MessageSujet: Re: (Faizeckiel) The darkness go to you so well.   Dim 3 Jan - 10:56

The darkness go to you so well.

feat. Ezeckiel
Personne ne semblait en mesure de la comprendre, jeune gamine qui se cherchait encore. C’était comme naitre à l’âge de vingt-quatre ans, pousser son premier cri et découvrir le monde tandis qu’on pouvait déjà se servir d’une voiture et consommer de l’alcool. Pour certains, cette gamine venait bien d’une autre planète, d’un monde où le vice et les mensonges ne s’utilisaient pas encore au quotidien. Faith, elle commençait déjà à s’user de ce monde qui semblait tourner à l’envers. Les jeunes préféraient mourir d’un coma éthylique plutôt que d’obtenir un métier qui rendrait fier leurs parents. Les adultes se trompaient et vivaient dans des familles recomposaient qu’ils abandonnaient aux moindres problèmes. Personne ne désirait réparer, recoller, rassembler. Elle vivait loin, la douce colombe qui commençait à se voir engluait de pétrole, bien trop loin pour comprendre que cette vie était une réalité. Que ces personnes décidaient ainsi de vivre simplement une vie sans en calculer les conséquences. Pourtant, chacun d’entre eux vivait dans la peine. Ils se mentaient. Les séparations multiples commençaient doucement à peser. L’alcool détruisait leurs foies et provoquait de virulentes douleurs sans parler des multiples conquêtes non désirées qui profitaient de l’ivresse pour avoir de l’attention. Faith, elle ne serait jamais de ses filles qui s’habilleraient vulgairement pour se sentir attirante. Elle ne voyait aucunement le besoin, bien trop éloignée de tous ses préjugés. Elle se ferait aimer pour sa personne, pour ce qu’elle était sans aucun artifice. Son âme soeur devait bien roder sur cette terre, cherchant une vierge aux visages enfantins. Elle ne céderait pas à cette génération qui poussait toujours plus les limites du raisonnable. Non, la religieuse ne ferait pas d’entorse à ses convictions pour se faire aimer. C’est ce qu’elle décidait, en faisant son petit bout de chemin au musée après avoir voulu se mêler à la population. Faith, elle serait toujours cette femme à part qui attirent les curiosités et les rumeurs farfelues. Elle ne chercherait plus à être aimé à tout prix, parce que cela voulait dire qu’elle changerait considérablement sa personnalité. Et même face à cet homme, Ezeckiel, qui semblait toujours user de sarcasme et de froideur. S’il ne pouvait pas l’apprécier à sa juste valeur, mieux valait-il qu’il lui tourne le dos. Elle pouvait s’excuser de ses agissements passés, bien loin de sa personnalité mais elle ne reviendrait jamais sur ses convictions et ses croyances. Sous les yeux du gamin, elle se révélait. Elle trouvait naturellement son univers qu’elle ne partagerait sans doute avec personne dans ce monde. Faith, elle dénichait les réponses qu’elle attendait depuis quelques semaines. Depuis son arrivée en ville.

Elle le regardait, dansant avec le vide. Son estomac qui se serrait à chaque pas. Cela semblait bien plus fort qu’elle. Faith, elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour les personnes qui l’entouraient. Chaque fois qu'il reposait un pied au sol, c’était elle qui manquait de pleurer de joie. Elle l’écoutait, la comparant avec ces personnes qui se trouvaient en bas. À cette population dont la religieuse semblait s’éloigner. Elle fronçait les sourcils, incapable de rester neutre face aux paroles du gamin. Comment pouvait-il la comparer par rapport à ses vêtements et son allure. L’étudiante, elle soupirait un instant. Faith, elle était née dans une famille modeste. Elle grandissait dans la modestie du gourou. Pourtant, il n’existait pas plus simple que ses religieux qui se faisaient dépouiller par un manipulateur. La jeune femme ne se voyait pas du tout vénale et encore moins matérialiste. Cette robe, elle la récupérait de sa voisine qui ne rentrait plus dedans. Elle la contemplait durant une semaine, ne sachant pas comment la porter. Parce que cela ne lui ressemblait pas. L’étudiante, elle croisait les bras contre sa poitrine, se pinçant les lèvres dans un premier temps pour finalement répondre avec cette voix douce qui pouvait bercer la lune. « Je n’ai rien à voir avec ces personnes. Ce déguisement, c’est la chose la plus débile que j’ai faite. » Elle secouait la tête pour appuyer ses mots. « Quant à mon vocabulaire, je fais des études de droit. Ceci expliquant cela. Il me manque le côté vulgaire, cela dit. » Elle les observait durant une heure, la jeune femme commençait à connaitre son sujet. « Mais assez parler de moi, Ezeckiel. » Un sourire qui s’étirait sur son minois. « Quel est ton univers ? Hormis ce doux sarcasme derrière lequel tu te caches . Tu respires le mensonge sous ses airs de mec assurés. » Il pouvait s’en voir blessé, au fond, le gamin savait qu’elle n’avait pas forcément tort. Elle l’écoutait et l’observait sincèrement et de ce fait, elle pouvait en déduire sans jamais juger. Chose que lui faisait. Faith, elle décroisait ses bras pour les balancer dans l’air. Un frisson venait naitre dans sa nuque tandis que le vent faisait vaciller ses cheveux finement ondulés.

Ses talons libéraient, un bout de faux qui s’en allait. Faith, elle se libérait peu à peu. Elle finissait naturellement par questionner Ezeckiel. Bien sûr, elle souhaitait le découvrir. Par curiosité mais surtout parce que cet homme semblait se mettre perpétuellement sur son chemin. Faith, elle apprenait qu’il avait une soeur. Du moins, dans le passé voyait la terminaison de ses verbes. La gamine se pinçait les lèvres en fronçant les sourcils. Elle n’en demanderait pas plus, ce sujet semblait bien trop personnel pour qu’elle y mette le nez dedans. « J’espère que tu as trouvé ce que tu cherchais. » Un sourire sincère. Pour la première fois, elle restait muette face à ce gamin. Elle le suivait du regard tandis que ce dernier descendait de son muret pour s’approchait de la porte qui menait à la réception. Il congédiait gentiment son interlocutrice, avec beaucoup de politesse. Elle tentait de ne pas se vexer, après tout, on ne pouvait pas tous l’apprécier. Faith, elle possédait le mérite d’avoir voulu briser cette carapace. Elle s’approchait à son tour, effleurant le visage d’Ezekiel tandis qu’elle faisait face à la porte. « Tu avais raison, ce n’était pas le destin. » Un sourire triste sur ses lèvres. « C’était bien moi qui mourrais d'envie de te revoir. » Parce qu’il piquait sa curiosité, parce qu’il était aussi différent qu’elle. « Mais j’ai fini par me lasser de ce sens unique. » Sa main qui se posait contre la poignée. Elle essayait, une fois puis deux. Quelqu’un semblait avoir fermé l’issue. Faith, elle sentait son coeur manquait de s’écraser au sol. Elle voulait très certainement ravaler ses paroles pour ne pas en débattre. La religieuse se précipitait vers la rue, regardant tous les riches s’éloignaient du musée. La fête semblait se terminer. Elle soupirait, mourrait déjà de froid sur ce toit qui les avait piégé.


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◗ Âge : 24 ans, pourquoi comptez les printemps quand l'hiver arrache à vif la vie ?
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MessageSujet: Re: (Faizeckiel) The darkness go to you so well.   Dim 3 Jan - 15:36



The darkness go to you so well




Chaque individu, voulait se persuader qu'il était libre. Ezeckiel y croyait et ne se berçait pas dans un déterminisme lassant et ennuyant. Le karma, le destin, l'avenir et toutes ces conneries que le gamin ne parvenait pas à assimiler sans rire. Personne n'avait un rôle écrit, mais tout le monde pouvait devenir un membre du monde, et non pas un esclave de la force du déterminisme. Il était inévitable de partir de ses origines, et pour cela la vie rendait injustes les chances de réussite. Ezeckiel croyait en la force de l'humanité, que l'individu était le seul à pouvoir lutter pour sa propre identité. Le gosse refusait de s'assimiler à une communauté bourgeoise, religieuse à faire fondre la banquise et à s'assimiler la vierge à une catin. Le gosse n'était pas son enfance, ni les tares de son adolescence et encore moins le frère détruit par la perte d'un être aimé : il était la conclusion de toutes ces épreuves dont il fut l'objet, mais jamais la victime. Cette victimisation était propre à la nouvelle génération de merdes qui peuplait la planète et qui aimait se complaire dans sa connerie proprement humaine. Le gamin ne comprenait pas, ce plaisir infini, de toujours s'enfoncer dans ses malheurs en venant geindre sans cesse. L'Homme aimait se sentir prestigieux, unique, au centre de tout et se présentait comme un élu : sans doute que le rêve américain était devenu malsain avec le temps. La tendance Matrix sans aucun doute, cette manie de croire que le héros unique pouvait parvenir à sauver le monde et à être au cœur de tous les conflits au point de donner tout son être pour être porté aux nues. Ezeckiel n'en voyait pas l’intérêt, la passion du nombrilisme qui semblait devenir maladif chez les entités humaines. C'était pitoyable, minable, mais c'était malheureusement nécessaire pour se sentir important dans cette société de consommation dont personne ne voulait réellement comprendre les dangers.

Tout le monde portait un déguisement. Elle se disait déguisée dans une robe, mais en aucun cas elle ne reconnaissait que ce déguisement était désiré. Porter un masque, c'était faire le choix de jouer un rôle et personne n'était obligé de le faire, ce n'était qu'une envie lubrique qui avait un sens profond... ou pas. La curiosité était parfois la seule motivation, la fuite, ou tout simplement le besoin d'être totalement différent. Ezeckiel n'était pas là pour faire la morale sur ce qu'elle était et sur ce qu'elle devait devenir dans l'avenir. Elle justifia par la suite son vocabulaire, qui semblait s'ancrer dans une éducation plus que dans un choix de filière. Le gamin n'avait rien à dire, puisque le débat partirait loin et se perdrait dans des remarques qui n'avaient aucun sens et qui n'avaient aucune place dans le débat. Néanmoins, le sujet sembla se détourner vers Zeke. En bien ou en mal, cela n'avait pas vraiment d'importance, le plongeur n'était pas bavard et préférait parler de tout et de rien plutôt que de sa petite personne et de son passé. Le ton de Faith laissait presque supposer que c'était une critique, une certaine amertume. Le gamin soupira alors avec un ton moqueur dans son soufflement. Faith avait une prétention dans l'attitude, les paroles, et la manière d'agir de façon générale. Une gamine qui se prenait pour une princesse, qui voulait briser ses chaînes, mais qui ne cessait de s'attacher à ses anciennes valeurs ; presque bluffant.   « Je respire ce qui m'entoure pour ne pas suffoquer Faith. Mensonges, sans aucun doute, mais nous mentons tous. Moi, je n'en ai juste pas honte. C'est ça mon univers. » Il ne pouvait pas être plus franc, et de toute façon : Ezeckiel n'était qu'une ombre dans les ténèbres, un individu de plus qui se promenait dans le vide de la vie. Il ne mentait pas, il s’acclimatait simplement à cet univers qui nécessitait des mensonges pour atteindre ses objectifs.


Il pouffa : il n'avait rien trouvé. Ezeckiel cherchait dans le vide depuis longtemps, et il continuait, à en perdre haleine, pour se laisser couler. Le gamin écouta avec surprise sa remarque sur le destin. Le gosse écouta avec attention, ce qu'elle disait, de manière crédule sans réaliser que ses mots avaient un drôle de sens, autant dire qu'ils ne possédaient pas de sens. Néanmoins la dernière réflexion vint froncer les sourcils du gosse  en l'observant avec un regard mauvais, moqueur et avec l'envie de laisser la colère le dévorer. Puis vint finalement son visage se heurter contre la porte qui semblait close, le gamin observa la brune tenter d'ouvrir en vain tandis qu'elle s'éloignait vers le vide. Ezeckiel tenta à son tour, mais non : la porte était close. Le gosse soupira alors, sentant la colère grimper à vive allure. Le plongeur se tourna finalement avec un sourire mesquin. « Lasser ? Tu prétends te lasser ? Tu prouves une fois de plus que ce n'est qu'un caprice. » Le gamin se rapprocha avec des gestes de dédain. « Quand tu compteras plus que les jours, mais les mois et les années : là tu pourras te prétendre las. Cette lassitude, dont tu n'auras pas le droit de te plaindre puisqu'elle fut ton putain de choix. Je ne suis pas une curiosité, je ne suis pas là pour répondre à tes putains d'attente. » En aucun cas, il n'avait envie de répondre à cette pouf qui se croyait meilleure que tout le monde. « Le musée est monument municipal, la loi oblige d'instaurer des échelles de secours pour la sécurité sous peine d'amende. Il suffit de longer le bâtiment, tu d'vais le savoir suis-je bête. » Le gamin secoua la tête avec un regard méprisant pour commencer à longer le rebord. Ezeckiel détestait qu'on l'assimile à un être curieux. C'était tout.

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◗ Âge : Elle voit à présent les hivers défiler sans jamais en saisir le piquant. Vingt-quatre années qu'elle vivait pour cette saison. Pour ce froid qui l'enrobait avant de se faufiler sous sa couette.
◗ Statut civil : Seule depuis toujours, incapable de trouver son égal. Anciennement victime d'un mariage forcé qui lui donnait des nausées, annulé après les récents événements qui frappaient la ville de Londres. Douce colombe qui n'offrait ses lèvres qu'à la Bible.
◗ Travail, étude : Passionnante étude qui aspire toute son attention, Faith, elle est étudiante en droit. Défendre les innocents, être la voix du peuple en temps brumeux. Elle idéalise ce métier sans s'attendre à la réalité, celle de protéger aussi les plus sombres personnes.



MessageSujet: Re: (Faizeckiel) The darkness go to you so well.   Dim 3 Jan - 16:26

The darkness go to you so well.

feat. Ezeckiel
Elle ne connaissait pas sa place dans ce monde, encore moins dans cette société qui ne reflétait pas son mode de vie. Mais qui était dans l’erreur, après tout. Peut-être que Faith voyait un culte à une manière de vie totalement révolue, peut-être que finalement, toutes ces personnes vivaient dans un bonheur indescriptible. Tout ce qu’elle savait, c’est qui lui semblait impossible de considérer le sexe comme une consommation et l’alcool comme une échappatoire. Le mensonge ne ferait jamais partie de ses certitudes et le vice ne viendrait pas hanter ses nuits. Loin de là, Faith, elle ne pouvait se résoudre à contourner ses valeurs pour son fondre dans la masse. Elle ne demandait pas vraiment sa place à Ezeckiel mais simplement l’idée que ce dernier se faisait d’elle. Son avis, il ne comptait pas vraiment mais cela donnait une idée concrète qu’on se faisait d’elle. Il ne répondait pas, cette personne têtue qui ne se rendait même pas compte que la haine s’emparait doucement de lui. D’un côté, la jeune femme aspirait à l’aider, à tenter tant bien que mal de le comprendre mais de l’autre, il lui fermait toutes les portes au fur et à mesure. C’est tout naturellement qu’elle lui retournait la question à sa manière. Elle soulignait ce côté sarcastique qu’il semblait apprécier. Faith, elle ne se cachait pas derrière de grandes tirades hypocrites. Elle ne savait pas prendre des gants avec les personnes qui l’entouraient car on ne l’avait jamais fait avec elle. Son père, il en demandait toujours plus. La réponse d’Ezeckiel, elle la laissait perplexe. Ses sourcils qui se fronçaient légèrement. Elle tentait de comprendre, d’assimiler cette idée. Faith, elle se montrait ouverte d’esprit malgré ce que pensait le gamin. « Peut-être que tu t’es simplement trompé d’univers ? » Ses épaules qui se haussaient. « Si tu arrêtais de te mentir et que tu vivais de tes blessures, tu serais surement capable de respirer de l’air pure sans suffoquer. » Elle restait perplexe sur ses propres dires, aucune affirmation la dedans et cela s’entendait au son de sa voix. « Ce n’est que des suppositions. C’est ce que je ressens. J’imagine que tu pourrais être bien plus vivant si tu laissais éclater ce qui te bloque. » Elle n’avait pas la moindre idée de ce dont elle parlait. « Mais ce n’est qu’une supposition, je suis mal placé pour parler de se libérer ou d’être dans ta position. » Elle baissait la tête, gênée. « Tant que tu es heureux dans ta manière de vivre. » Faith, elle ne souhaitait pas changer les personnes qui l’entouraient. Ce côté sombre, c’est ce qui rendait le personnage intrigant. Elle n’émettait qu’une pensée lointaine qui lui paraissait raisonnable. Sa langue qui claquait contre son palet avant qu’elle ne laisse finalement son minois se détendre à nouveau. Elle ne voulait aucunement le froisser, simplement donner son point de vue.

Après avoir été gentiment congédiée, elle s’apprêtait à ouvrir la porte tandis qu’elle adressait quelques mots à Ezeckiel. Le fond de sa pensée, à vrai dire. Rien d’agressif, simplement un sentiment qu’elle ne pouvait garder pour elle. Sa main sur la poignée, l’étonnement quand cette dernière ne voulait pas les délivrer. La jeune femme, elle se sentait déjà oppressée. Faith, elle courait machinalement vers le vide pour voir les portes du musée se fermer. Un soupire s’extirpait de ses lèvres tandis qu’elle se retournait pour observer l’homme jouer avec la poignée. Pourtant, le minois d'Ezeckiel affichait le conflit. Elle pouvait sentir l’électricité qui commençait doucement à réchauffer les carmins. Il piquait une colère, une réelle colère. Faith, elle se mordait machinalement les lèvres tandis qu’elle l’écoutait en soupirant. Elle restait très calme, bien loin des autres rencontres qu’ils avaient vécues. Les rôles semblaient s’inverser. Il parlait d’un caprice, d’une curiosité. Il semblait bien mieux connaitre la vie qu’elle et à juste titre, du moins, ils ne connaissaient pas le même enfer. Après une remarque judicieuse sur les lois, il commençait à chercher l’échelle de secours. Faith, elle se penchait vers le vide, laissant quelques instants le silence planer sur le toit. Mais non, il ne pouvait pas la traiter de la sorte. La gamine ne cherchait pourtant aucun mal dans ses mots. Elle se redressait finalement, s’asseyant sur le bord après un vertige. Faith, elle regardait Ezeckiel cherchait une sortie. Il en avait bien plus envie qu’elle, après tout. « Tu peux te mettre en colère Ezeckiel, en attendant, ce n’est pas moi la vraie source de tes souffrances actuelles. » Elle croisait les jambes, sa voix enfantine qui résonnait dans la pénombre. « Je ne t’ai jamais vu comme une curiosité et encore moins comme un caprice. Si tu ne veux plus me voir, tu n’as qu’à le dire. Je n’ai jamais prétendu vouloir connaitre les combles de ton âme et encore moins projeté de t’accaparer. J’avais juste envie de te voir, simplement. Croiser ta route par mégarde, parce que c’est comme ça qu’on fonctionne. » Elle se raclait légèrement la gorge. « Alors ne dis pas des choses que je n’ai pas pensé. Tu as surement cette image de toi-même, mais moi pas. J’ai surement mes tords dans le fait que tu penses cela car je suis une grosse merde pour la socialisation. Je n'ai pas forcément les mots pour charmer et encore moins l’attitude de ces personnes qui semblent avenantes. Je n’ai pas les protocoles de la bonne ni de la mauvaise fille. » Faith, elle restait calme et neutre. Totalement détachée mais pourtant si sincère. « Mais jamais je n’ai voulu te blesser. Je suis lasse du sens unique car j’y suis habitué depuis l’enfance comme un grand nombre de personnes. Et oui, je ressens les mêmes sentiments que la plupart des personnes. Sauf que dorénavant, j’ai décidé que j’en parlerais avant de me morfondre. Est-ce la bonne solution ? À ta réaction, je dirais que non. » Elle haussait les épaules, un soupire qui annonçait la fin de son monologue. Elle s’ouvrait encore une fois, quitte à se faire envoyer dans les décors. Il pouvait trouver cette échelle et prendre la fuite, Faith ne regretterait jamais d’avoir eu cette discussion qui devait s’imposer. Elle serait indemne de toutes fautes car elle se dévoilait. La religieuse, elle le laissait tranquille s’il le souhaitait. Il n’avait qu’un mot à dire, qu’une échelle à trouver.


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